Je pense personnellement que tant les écologistes que les alters sont déjà sur le déclin. Les premiers, pas pour des raisons de succès électorales (quand on parle des partis) mais pour des raisons de banalisation. Les seconds, parce qu'en définitive, ils n'ont pas réussis à mettre en avant des solutions concrètes et cohérentes. Au contraire, le mouvement altermondialiste n'a jamais réussi à être un réel mouvement uni.
Mais après la banalisation, il serait temps que les écologistes politiques s'érigent non plus en alternative mais en choix constructif et plus qu'utile.
Par contre, attention avec l'importance des scientifiques par rapport aux choix d'avenir. La technocratie et l'extrémisme vert sont sans doute les plus grands risques pour les sociétés occidentales qui risqueraient d'être bousculées par l'un ou l'autre désastre écologique.
Katchina
· 3 years ago
Je voudrais répondre à la remarque "attention avec l'importance des scientifiques par rapport aux choix d'avenir"...
Le monde d'ajourd'hui, en particulier le monde des affaires, est gouverné par des économistes et des juristes. Perso j'appelle des deux pieds un retour en grâce des scientifiques et des ingénieurs dans les sphères du pouvoir !
OK, c'est un peu hors sujet.
Sinon, bon, oui, les écolos et les alters, la complexité, tout ça... C'est un peu prise de tête pour un matin avant mon premier café !
Perso en termes de sur-consommation, ma philosophie c'est de faire mon possible à mon échelle. Quand on essaie vraiment d'appliquer cette démarche à chaque instant (i.e. pas juste trier ses déchets une fois de temps en temps) eh bien on voit qu'on réalise déjà beaucoup.
promethee
· 3 years ago
"Le monde d'ajourd'hui, en particulier le monde des affaires, est gouverné par des économistes et des juristes. Perso j'appelle des deux pieds un retour en grâce des scientifiques et des ingénieurs dans les sphères du pouvoir"
Au même titre, peut-on penser qu'un bon ministre de la défense doit être un ancien militaire et qu'un bourgmestre doit avoir suivi la filière sciences po' ? Que l'on se rassure, si tout était si simple et schématisé, cela se saurait...
Katchina
· 3 years ago
Promethee, je ne suis pas certain de te comprendre. Je vois ce que tu veux dire avec tes exemples... Mais auquel des deux, du juriste et de l'ingénieur, penses-tu en disant que l'associer au rôle de dirigeant est "trop simple" ?
Evidemment que "rien n'est tout noir ni tout blanc", "l'extrème en tout nuit", et autres lieux communs signifiant que non, tout n'est pas si simple. Nous sommes donc d'accord pour l'essentiel, et c'est déjà pas mal. Dans mon exemple, ni le juriste ni l'ingénieur ne constitue à lui tout seul une solution 100% idéale à la question "dirigeant".
Simplement je perçois à titre personnel un déséquilibre dans un sens, et j'appelle de mes voeux un recentrage du système.
Bon, maintenant, je reste convaincu que quelle que soit la formation de tel ou tel décideur, il est souhaitable qu'il ait une expérience de l'environnement sur lequel il devra tenter d'avoir prise (exemples triviaux : un "capitaine d'industrie" qui soit ingénieur, ça semble cohérent. Un ministre de la défense qui était prof de dessin, ça le semble moins).
LapinLove404
· 3 years ago
Ca depends... Si il était prof de dessins à la defense, ca peut aller... non ?
Mais après la banalisation, il serait temps que les écologistes politiques s'érigent non plus en alternative mais en choix constructif et plus qu'utile.
Par contre, attention avec l'importance des scientifiques par rapport aux choix d'avenir. La technocratie et l'extrémisme vert sont sans doute les plus grands risques pour les sociétés occidentales qui risqueraient d'être bousculées par l'un ou l'autre désastre écologique.
Le monde d'ajourd'hui, en particulier le monde des affaires, est gouverné par des économistes et des juristes. Perso j'appelle des deux pieds un retour en grâce des scientifiques et des ingénieurs
dans les sphères du pouvoir !
OK, c'est un peu hors sujet.
Sinon, bon, oui, les écolos et les alters, la complexité, tout ça... C'est un peu prise de tête pour un matin avant mon premier café !
Perso en termes de sur-consommation, ma philosophie c'est de faire mon possible à mon échelle. Quand on essaie vraiment d'appliquer cette démarche à chaque instant (i.e. pas juste trier ses déchets une fois de temps en temps) eh bien on voit qu'on réalise déjà beaucoup.
dans les sphères du pouvoir"
Au même titre, peut-on penser qu'un bon ministre de la défense doit être un ancien militaire et qu'un bourgmestre doit avoir suivi la filière sciences po' ? Que l'on se rassure, si tout était si simple et schématisé, cela se saurait...
Evidemment que "rien n'est tout noir ni tout blanc", "l'extrème en tout nuit", et autres lieux communs signifiant que non, tout n'est pas si simple. Nous sommes donc d'accord pour l'essentiel, et c'est déjà pas mal. Dans mon exemple, ni le juriste ni l'ingénieur ne constitue à lui tout seul une solution 100% idéale à la question "dirigeant".
Simplement je perçois à titre personnel un déséquilibre dans un sens, et j'appelle de mes voeux un recentrage du système.
Bon, maintenant, je reste convaincu que quelle que soit la formation de tel ou tel décideur, il est souhaitable qu'il ait une expérience de l'environnement sur lequel il devra tenter d'avoir prise (exemples triviaux : un "capitaine d'industrie" qui soit ingénieur, ça semble cohérent. Un ministre de la défense qui était prof de dessin, ça le semble moins).
Ok, je sors... sorry